Kyra Shaughnessy

Bio

La démarche de Kyra Shaughnessy est tout sauf conventionnelle. Élevée près de la terre, dans un milieu axé sur la transformation personnelle et sociale, au sein d’une famille trilingue avec des racines allant de l’Inde à l’Irlande, elle se nourrit d’une diversité d’expériences pour construire son identité artistique et manifeste très jeune une grande sagesse.

Après un premier micro ouvert, elle est invitée, à 15 ans, à participer au Slam national de CBC au Festival Voix d’Amériques. Après plusieurs années de succès dans le milieu du spoken word – elle est nommée parmi les dix meilleurs poètes de Montréal par le Montreal Mirror deux années de suite en plus d’être invitée à des festivals tels que Pop Montréal et Blue Metropolis –, Kyra décide de prêter sa plume à l’écriture de chansons.

Le résultat? Une musique folk-roots épurée, teintée de jazz par sa voix feutrée, une poésie simple qui captive les publics de tous les âges. Eve Bonin, journaliste à La Tribune, a dit de Kyra qu’elle était « une artiste au souffle unique […] bourrée de talent et digne héritière des artistes qui l’inspirent ».

Kyra lance son premier album, One Step Closer, en 2009, suivi d’un album éponyme, bilingue, en 2010. Accompagnée d’une guitare et d’un banjo, elle fait plusieurs tournées pancanadiennes en solo et avec d’autres artistes.

En 2011, une retraite sur la composition de chansons aux îles d’Aran avec l’auteur-compositeur-interprète californien Brett Perkins lui permet d’affiner et d’approfondir son art, et l’amène à livrer des spectacles en Irlande, au Danemark, en Autriche et en Allemagne. Après la sortie en 2013 de troisième album, Waiting for the Light, Kyra est acceptée à l’École nationale de la chanson. Elle y passe dix mois intensifs à peaufiner tous les aspects du métier, y compris la composition de chansons francophones.

Elle prend ensuite part à un projet organisé par Partenaires pour la paix qui avait pour but de créer des liens entre des artistes québécois et des Premières Nations. C’est là qu’elle rencontre le réalisateur Dany Placard avec qui elle entame, en 2015, un processus de création qui se concrétise avec la parution de son quatrième album, Passage. Il s’agit d’un disque de folk-roots savamment métissé où guitare, violoncelle, kora, piano et percussions font bon ménage.

 À l’été 2016, Kyra participe au Festival en chanson de Petite-Vallée où elle récolte le prix de La Fabrique culturelle, le prix Pauline-Julien du CALQ pour la prise de parole et le prix Belle et Bum Télé-Québec.

 À peine deux ans après Passage, la revoilà avec un tout nouvel album, Standing Still. Recueillement auprès du souffle sacré des bêtes de la forêt, hommage à la vulnérabilité et à l’immobilité, ce cinquième opus de l’Estrienne réunit une série de petits bijoux folk qui nous ramènent à ces moments de fulgurance suspendue, lorsque notre esprit parvient à s’extraire des courants de la vie moderne.